L’entorse : une blessure fréquente et douloureuse
L’entorse de cheville est l’une des blessures les plus courantes, que ce soit dans le sport ou dans la vie quotidienne. Un faux pas, une marche ratée, un terrain irrégulier : les causes sont multiples et le résultat est toujours le même — douleur, gonflement et difficulté à marcher.
Même une entorse bénigne (grade 1) peut mettre plusieurs semaines à guérir complètement. Les entorses plus sévères (grade 2 et 3) avec déchirure partielle ou totale des ligaments nécessitent un suivi médical rigoureux.

Le reboutement : une approche complémentaire pour l’entorse
Le reboutement traditionnel est une pratique ancestrale qui travaille sur les articulations, les tendons et les muscles par des manipulations douces et précises. Pour une entorse, le rebouteux intervient sur plusieurs aspects :
- Repositionnement articulaire — remettre en place les micro-déplacements causés par le traumatisme
- Drainage de l’œdème — techniques manuelles pour réduire le gonflement
- Relâchement des tensions — les muscles autour de l’articulation se contractent par réflexe de protection, le rebouteux les détend
- Stimulation de la circulation — favoriser l’apport de sang et de nutriments pour accélérer la guérison
Quand consulter un rebouteux après une entorse ?
Il est important de consulter d’abord un médecin pour évaluer la gravité de l’entorse (radiographie si nécessaire). Une fois le diagnostic posé et les premiers soins effectués (protocole RICE : repos, glace, compression, élévation), le reboutement peut intervenir en complément.
Le moment idéal pour la première séance se situe entre 3 et 7 jours après la blessure, une fois que la phase inflammatoire aiguë commence à diminuer.

La différence avec l’ostéopathie et la kinésithérapie
Le rebouteux, l’ostéopathe et le kinésithérapeute ont des approches complémentaires mais distinctes. Pour en savoir plus sur ces différences entre rebouteux et ostéopathe, consultez notre article dédié.
En résumé :
- Le rebouteux utilise des techniques manuelles traditionnelles, transmises de génération en génération, axées sur le ressenti et le toucher
- L’ostéopathe suit une formation médicale structurée et travaille sur l’ensemble du système musculo-squelettique
- Le kinésithérapeute intervient sur la rééducation et le renforcement musculaire post-blessure
Florence Pichol, rebouteuse à Lyon
Florence Pichol pratique le reboutement traditionnel dans son cabinet à Genas, près de Lyon. Son approche combine reboutement et magnétisme pour une prise en charge globale de la douleur.
Elle traite régulièrement des entorses de cheville, de genou et de poignet, ainsi que d’autres problèmes articulaires comme la tendinite, l’arthrose et la sciatique.

Reboutement et kinésithérapie pour l’entorse : deux approches complémentaires
Une question revient souvent chez les patients qui souffrent d’une entorse : faut-il consulter un rebouteux ou un kinésithérapeute ? En réalité, ces deux pratiques ne s’opposent pas, elles interviennent à des moments différents de la guérison et se complètent très bien.
Le reboutement intervient dès les premiers jours après la blessure, une fois la phase inflammatoire aiguë passée. Le rebouteux travaille sur le repositionnement articulaire, le drainage de l’œdème et la libération des tensions musculaires réflexes. L’objectif est de remettre de l’ordre dans l’articulation traumatisée pour que le corps puisse enclencher sa guérison naturelle.
La kinésithérapie prend le relais dans un second temps, généralement à partir de la deuxième ou troisième semaine. Le kinésithérapeute se concentre sur la rééducation fonctionnelle : renforcement des muscles stabilisateurs, travail de proprioception (l’équilibre), récupération de l’amplitude articulaire et prévention de la récidive.
Le calendrier typique pour une entorse de cheville modérée ressemble à ceci :
- Jours 1 à 3 — protocole RICE (repos, glace, compression, élévation) et consultation médicale
- Jours 4 à 10 — 1 à 2 séances de reboutement pour repositionner l’articulation et drainer l’œdème
- Semaines 2 à 6 — séances de kinésithérapie pour la rééducation et le renforcement
- Si douleurs résiduelles — une séance de reboutement complémentaire pour libérer d’éventuelles compensations
Florence Pichol travaille en bonne intelligence avec les kinésithérapeutes de la région lyonnaise. Certains patients consultent les deux praticiens en parallèle pour une récupération optimale.
Après la séance de reboutement : conseils de récupération
Le travail du rebouteux ne s’arrête pas à la fin de la séance. Ce que vous faites dans les jours qui suivent influence directement la qualité et la vitesse de votre récupération. Voici les conseils que Florence Pichol donne systématiquement à ses patients après un soin pour entorse.
Dans les 24 à 48 heures après la séance, il est normal de ressentir une légère sensibilité dans la zone traitée. Les manipulations du rebouteux mobilisent les tissus en profondeur, et le corps a besoin d’un temps d’adaptation. Ce n’est pas un signe d’aggravation mais de travail en cours.
Hydratez-vous abondamment. Buvez au moins 1,5 litre d’eau dans les heures qui suivent la séance. Le drainage des toxines et des déchets métaboliques libérés par le soin nécessite une bonne hydratation. Évitez l’alcool pendant 24 heures.
Reprenez la marche progressivement. Ne restez pas immobile, mais ne forcez pas non plus. La mobilisation douce de l’articulation favorise la cicatrisation des ligaments et prévient les adhérences. Marchez sur terrain plat, avec des chaussures stables, pendant 10 à 15 minutes plusieurs fois par jour.
Continuez à surélever et glacer la cheville si elle gonfle encore, surtout en fin de journée. Le reboutement accélère le processus mais ne le rend pas instantané.
Évitez les mouvements brusques et les sports à impact pendant la période de guérison. Le retour au sport se fait en général entre 3 et 6 semaines selon la gravité de l’entorse, en accord avec votre médecin ou kinésithérapeute.

Questions fréquentes sur le reboutement et l’entorse
Le reboutement est-il douloureux sur une entorse ?
Les manipulations du rebouteux peuvent provoquer une gêne momentanée sur les zones sensibles, mais elles ne doivent jamais être franchement douloureuses. Florence Pichol adapte la pression et l’intensité de ses gestes à votre seuil de tolérance. La plupart des patients décrivent plutôt un soulagement immédiat après les manipulations, avec une sensation de légèreté dans l’articulation.
Peut-on consulter un rebouteux pour une entorse ancienne mal guérie ?
Oui, c’est même l’une des situations où le reboutement est le plus utile. Une entorse qui a été mal soignée ou insuffisamment rééduquée peut laisser des séquelles : raideur articulaire, douleurs chroniques, sensation d’instabilité. Le rebouteux peut travailler sur les compensations qui se sont installées et redonner de la mobilité à l’articulation, même des mois ou des années après la blessure initiale.
Le reboutement est-il remboursé par la sécurité sociale ?
Le reboutement n’est pas remboursé par la sécurité sociale, car il ne s’agit pas d’une profession de santé réglementée. En revanche, de nombreuses mutuelles proposent un forfait annuel pour les médecines complémentaires (ostéopathie, magnétisme, reboutement). Vérifiez auprès de votre mutuelle si vous disposez d’un tel forfait.
Vous souffrez d’une entorse récente ou ancienne et souhaitez accélérer votre guérison ? Prenez rendez-vous avec Florence Pichol, rebouteuse et magnétiseuse au cabinet de Genas, accessible depuis Lyon et toute l’agglomération est.